Froid, cœur qui bat, chaud, trop trop trop WOW !
Rien bu rien fumé rien avalé - plus ivre que jamais
Déstructuré bizarre étonné comblé
Ange bleu ange blanc besoin de tout partager besoin d’intimité enlacer parler livrer donner tout dire & tout montrer louer frappé par la foudre au paradis toute la journée extasié perdu trouvé
Comment une révélation peut-elle être si
WOW !
Ne rien pouvoir dire tant il y a à dire, plonger dans les yeux épouser le sens, comprendre, apprendre & goûter les mots, les idées, par amour de l’art faire encore un effort pour donner une forme à l’immatériel, totalement noyé subjugué fasciné emporté par le courant, je sais, je sais, JE SAIS !
Se disséquer pour revenir à l’essentiel, essentiel trouvé, perdu, retrouvé, reperdu, retrouvé
Aujourd’hui est le plus beau cadeau qui soit !
Gravi un étage, en paix & sauvage, prêt à tout pour écouter le murmure des nuages
Remodeler les énergies
Caresser l’aura
Les formes se dessinent d’elles-mêmes
Flot affluant, pléonasme sacré
Comme si fondre évidence & substance devenait nécessité
& sur ta lumière externe s’étend la subtile pression des doigts
Tu sens chaque mouvement
Se diluer dans le suivant
Appeler ton esprit à jaillir hors de toi
& faire de la vérité la matière
Matière première de l’être - toi & moi & les Cieux ensemble
La vague approche & déjà me touchent les premières gouttes
L’appel, celui qui me retournera m’emportera, mais nul ne sait où
- c’est là tout l’intérêt -
Happée dans un écran de neige
Ma mémoire vient me héler, m’enrobe & me rend plus abstrait
Plus PROCHE
Est-ce au moment qui précède la vérité que la peur est la plus forte ?
La peur, comme dans « extase »
La peur, comme dans « intention »
La peur, comme dans « phényléthylamine »
Quand nous pleurons de joie
Quand nous rions de peine
Que les torrents de dents de lions qui s’abattent sur nous ne nous transpercent plus, tout au plus nous picotent & s’enfoncent dans le sol
Je n’y suis plus très sensible
Irrité tout au plus, mais cela compte-t-il vraiment à l’heure où plus rien ne compte…
Que l’éternité
De mon regard sur les regards
Aimant à émotions
Prière au mercure liquide qui fait de la foi une notion floue & pourtant plus cruciale que jamais
Ange bleu, J’ai rencontré ton ange blanc
Si je ne te connaissais si bien, je ne saurais quel ton choisir
Mais je te sais un habile danseur
& je connais trop ce son-là
Pour me méfier, ou m’égarer
Car à la croisée des chemins
Je ne peux que me trouver
Avant je suis statique
Pourquoi suis-je à ce point statique ?
Une chose est flagrante
Je dois LAVER… quelque chose
Au milieu de cette pluie d’étoiles perpétuelle, garder assez de lucidité
De recul
Pour voir
Où
Je saute
En attendant, lutter contre l’inertie, cet étrange poids qui pèse sur mon corps
& sur moi-même entier peut-être
Concilier le moi & le même
Canaliser pour mieux créer & surtout ne pas oublier
Que ce qui donne un sens à la vie ne saurait devenir la vie
Juste l’irriguer
La nourrir & lui fournir des perspectives plus riches
En moi est la clé
C’est d’une évidence poignante
Plus je retourne ma peau
Plus je dérive
Bonheur…
Je dérive
Ne surtout pas gangrener le WOW ! par le WOW !
Trouver la balance, le point d’équilibre
Entre le souci d’immédiat & ce besoin incompressible de concret
Dans l’acte, donc
Celui qui a pour but de faire vivre
Pas seulement l’éphémère, mais le temps lui-même
Ce temps qui me nargue en dissociant la vitesse du présent
De celle du passé
Ecrire est un rite nécessaire
Car trouver les bons mots, c’est trouver le pourquoi, le comment, & le quoi même parfois
Léthargie, que me veux-tu ?
Que puis-je trouver en toi pour m’accrocher ?
Non me figer, mais plutôt ne pas juste flotter
Choisir mes directions
Mon habit de ville & mon habit de lune
Dur d’être sûr quand tout me précipite vers un orage électrique
& silencieux
Où chacun va vouloir se nourrir des autres & peut-être même offrir
Courir ou rester
& opter pour le sourire qui va le faire flotter
Ce schéma-là ne me convient guère
Trop prévisible
Pour peu que les cœurs ne s’emportent
Que les ego s’emmêlent & ne débordent trop
Car toutes les intentions
Ne sont pas nobles
& toutes les courses
Ne valent pas la peine d’être gagnées
L’ennui c’est qu’on ne sait jamais
S’arrêter à temps
Oublier son ressenti & voir l’arc-en-ciel des autres
Il faut dire que c’est dur
Cela oblige
Cela oblige à regarder son propre spectre dans les yeux
A y voir ce qui effraie
Au besoin, le dominer
Ma prière, elle, ne demande rien
Car l’Univers -déjà- m’a tout donné
Tout distribué
Chaque pion à sa place
& moi au milieu, perdu dans la lucidité
Il n’y a plus qu’à remercier
Louer l’Univers de m’avoir enlacé
Il n’y a plus qu’à discerner
& se poser
Les bonnes questions
Sur la direction de l’échiquier
Sur la volonté même de ces circonstances
Qui font déjà de moi un autre
Eviter les pièges est dur
Ne pas avancer est une illusion
Car lorsque le sol bouge
L’immobilisme ne peut conduire qu’ailleurs
& dans l’acte réside un secret
Le fruit d’un plan
Bien concocté
Pour m’égarer dans trop de chance & me forcer à chercher
Dans l’ombre de chaque geste & la lumière de chaque mot
Quelque chose, pour éviter les douches froides
Pour être plus proche de moi
& des anges qui passent
Dont je veux peut-être apprendre trop vite
Grossière erreur que de les presser
Car si un ange n’attend pas
Il choisit ses moments
& bien naïf qui voudrait l’interroger : les anges ne répondent qu’aux questions qu’on n’a pas formulées
Les autres sont une autre affaire
Une affaire de temps - on y revient
Parfois l’urgence s’oppose au sacré
Exaspérante & dévorante, insupportable mais…
Tellement inoubliable
Tellement inévitable
Tu viens vers moi, mais qui es-tu ?
Masque d’une foule de visages anonymes
Tu me tends la main, mais je la touche & louche, & la main se démultiplie
Au point que je ne sais quel doigt embrasser, effacer mon identité
Celle-là même qui me retient
De traverser toujours
Les frontières de l’espace terrestre
Les frontières de l’espace mental
Les frontières de la problématique
Ecarter les loups sera une autre affaire
Car ils ont toujours quelque chose à convoiter
Une éclipse en ellipses
& quand je voudrais
Enfin
Prendre le temps
Leurs sourires carnassiers viennent me presser
De réclamer ma larme d’avenir
Avant que la source ne soit tarie
Que ses fluides n’aient rempli des gouffres de non-sens
Car ceux qui n’ont besoin que d’un reflet
Le genre qu’on effleure & qu’on oublie
Ont bien trop tendance à négliger
Le vrai pouvoir du toucher
Ange bleu, depuis combien de siècles & combien de légendes
N’avons-nous pas parlé
Autrement que par signes
Qu’il te faille m’envoyer un émissaire blanc & une foule de tentations
Qu’il me faille m’emporter
Donne-moi de la patience
Mais pas trop
Juste de quoi ne pas tourner une page avant de l’avoir lue
Le reste du livre…
S’écrira tout seul
Rien bu rien fumé rien avalé - plus ivre que jamais
Déstructuré bizarre étonné comblé
Ange bleu ange blanc besoin de tout partager besoin d’intimité enlacer parler livrer donner tout dire & tout montrer louer frappé par la foudre au paradis toute la journée extasié perdu trouvé
Comment une révélation peut-elle être si
WOW !
Ne rien pouvoir dire tant il y a à dire, plonger dans les yeux épouser le sens, comprendre, apprendre & goûter les mots, les idées, par amour de l’art faire encore un effort pour donner une forme à l’immatériel, totalement noyé subjugué fasciné emporté par le courant, je sais, je sais, JE SAIS !
Se disséquer pour revenir à l’essentiel, essentiel trouvé, perdu, retrouvé, reperdu, retrouvé
Aujourd’hui est le plus beau cadeau qui soit !
Gravi un étage, en paix & sauvage, prêt à tout pour écouter le murmure des nuages
Remodeler les énergies
Caresser l’aura
Les formes se dessinent d’elles-mêmes
Flot affluant, pléonasme sacré
Comme si fondre évidence & substance devenait nécessité
& sur ta lumière externe s’étend la subtile pression des doigts
Tu sens chaque mouvement
Se diluer dans le suivant
Appeler ton esprit à jaillir hors de toi
& faire de la vérité la matière
Matière première de l’être - toi & moi & les Cieux ensemble
La vague approche & déjà me touchent les premières gouttes
L’appel, celui qui me retournera m’emportera, mais nul ne sait où
- c’est là tout l’intérêt -
Happée dans un écran de neige
Ma mémoire vient me héler, m’enrobe & me rend plus abstrait
Plus PROCHE
Est-ce au moment qui précède la vérité que la peur est la plus forte ?
La peur, comme dans « extase »
La peur, comme dans « intention »
La peur, comme dans « phényléthylamine »
Quand nous pleurons de joie
Quand nous rions de peine
Que les torrents de dents de lions qui s’abattent sur nous ne nous transpercent plus, tout au plus nous picotent & s’enfoncent dans le sol
Je n’y suis plus très sensible
Irrité tout au plus, mais cela compte-t-il vraiment à l’heure où plus rien ne compte…
Que l’éternité
De mon regard sur les regards
Aimant à émotions
Prière au mercure liquide qui fait de la foi une notion floue & pourtant plus cruciale que jamais
Ange bleu, J’ai rencontré ton ange blanc
Si je ne te connaissais si bien, je ne saurais quel ton choisir
Mais je te sais un habile danseur
& je connais trop ce son-là
Pour me méfier, ou m’égarer
Car à la croisée des chemins
Je ne peux que me trouver
Avant je suis statique
Pourquoi suis-je à ce point statique ?
Une chose est flagrante
Je dois LAVER… quelque chose
Au milieu de cette pluie d’étoiles perpétuelle, garder assez de lucidité
De recul
Pour voir
Où
Je saute
En attendant, lutter contre l’inertie, cet étrange poids qui pèse sur mon corps
& sur moi-même entier peut-être
Concilier le moi & le même
Canaliser pour mieux créer & surtout ne pas oublier
Que ce qui donne un sens à la vie ne saurait devenir la vie
Juste l’irriguer
La nourrir & lui fournir des perspectives plus riches
En moi est la clé
C’est d’une évidence poignante
Plus je retourne ma peau
Plus je dérive
Bonheur…
Je dérive
Ne surtout pas gangrener le WOW ! par le WOW !
Trouver la balance, le point d’équilibre
Entre le souci d’immédiat & ce besoin incompressible de concret
Dans l’acte, donc
Celui qui a pour but de faire vivre
Pas seulement l’éphémère, mais le temps lui-même
Ce temps qui me nargue en dissociant la vitesse du présent
De celle du passé
Ecrire est un rite nécessaire
Car trouver les bons mots, c’est trouver le pourquoi, le comment, & le quoi même parfois
Léthargie, que me veux-tu ?
Que puis-je trouver en toi pour m’accrocher ?
Non me figer, mais plutôt ne pas juste flotter
Choisir mes directions
Mon habit de ville & mon habit de lune
Dur d’être sûr quand tout me précipite vers un orage électrique
& silencieux
Où chacun va vouloir se nourrir des autres & peut-être même offrir
Courir ou rester
& opter pour le sourire qui va le faire flotter
Ce schéma-là ne me convient guère
Trop prévisible
Pour peu que les cœurs ne s’emportent
Que les ego s’emmêlent & ne débordent trop
Car toutes les intentions
Ne sont pas nobles
& toutes les courses
Ne valent pas la peine d’être gagnées
L’ennui c’est qu’on ne sait jamais
S’arrêter à temps
Oublier son ressenti & voir l’arc-en-ciel des autres
Il faut dire que c’est dur
Cela oblige
Cela oblige à regarder son propre spectre dans les yeux
A y voir ce qui effraie
Au besoin, le dominer
Ma prière, elle, ne demande rien
Car l’Univers -déjà- m’a tout donné
Tout distribué
Chaque pion à sa place
& moi au milieu, perdu dans la lucidité
Il n’y a plus qu’à remercier
Louer l’Univers de m’avoir enlacé
Il n’y a plus qu’à discerner
& se poser
Les bonnes questions
Sur la direction de l’échiquier
Sur la volonté même de ces circonstances
Qui font déjà de moi un autre
Eviter les pièges est dur
Ne pas avancer est une illusion
Car lorsque le sol bouge
L’immobilisme ne peut conduire qu’ailleurs
& dans l’acte réside un secret
Le fruit d’un plan
Bien concocté
Pour m’égarer dans trop de chance & me forcer à chercher
Dans l’ombre de chaque geste & la lumière de chaque mot
Quelque chose, pour éviter les douches froides
Pour être plus proche de moi
& des anges qui passent
Dont je veux peut-être apprendre trop vite
Grossière erreur que de les presser
Car si un ange n’attend pas
Il choisit ses moments
& bien naïf qui voudrait l’interroger : les anges ne répondent qu’aux questions qu’on n’a pas formulées
Les autres sont une autre affaire
Une affaire de temps - on y revient
Parfois l’urgence s’oppose au sacré
Exaspérante & dévorante, insupportable mais…
Tellement inoubliable
Tellement inévitable
Tu viens vers moi, mais qui es-tu ?
Masque d’une foule de visages anonymes
Tu me tends la main, mais je la touche & louche, & la main se démultiplie
Au point que je ne sais quel doigt embrasser, effacer mon identité
Celle-là même qui me retient
De traverser toujours
Les frontières de l’espace terrestre
Les frontières de l’espace mental
Les frontières de la problématique
Ecarter les loups sera une autre affaire
Car ils ont toujours quelque chose à convoiter
Une éclipse en ellipses
& quand je voudrais
Enfin
Prendre le temps
Leurs sourires carnassiers viennent me presser
De réclamer ma larme d’avenir
Avant que la source ne soit tarie
Que ses fluides n’aient rempli des gouffres de non-sens
Car ceux qui n’ont besoin que d’un reflet
Le genre qu’on effleure & qu’on oublie
Ont bien trop tendance à négliger
Le vrai pouvoir du toucher
Ange bleu, depuis combien de siècles & combien de légendes
N’avons-nous pas parlé
Autrement que par signes
Qu’il te faille m’envoyer un émissaire blanc & une foule de tentations
Qu’il me faille m’emporter
Donne-moi de la patience
Mais pas trop
Juste de quoi ne pas tourner une page avant de l’avoir lue
Le reste du livre…
S’écrira tout seul
1 commentaires:
Habit de lune sous orage électrique échappe aux égos trop prévisibles; mais l'acte risque le bris du rite. Pour ma part des estrans remarquables avant les charges, avant que de ne dilapider, solder l'immobile.
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